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édito
Que
de questionnements et d'inquiétudes...
Alors que, et malgré le temps ne contribuant pas au plaisir, le Festival de la Vallée bat son plein, permettant chaque jour à de nombreux enfants de découvrir le spectacle vivant, et chaque semaine aux 12 villages participants de proposer des soirées conviviales réunissant habitants, voisins et amis, amateurs de spectacles décoiffants, Alors que les familles, malgré une situation économique se dégradant, cherchent, nombreuses, à proposer par notre intermédiaire à leurs enfants, pour l'été qui s'annonce, des vacances actives et de découverte, Alors que les manifestations sportives, impulsées par les Comités Départementaux UFOLEP et USEP et leurs partenaires, rencontrent les plus vifs succès auprès de nos associations et leurs licenciés, nous devrions être pleinement satisfaits d'une année scolaire dont la fin se profile... Et pourtant, ce sont les questions et les inquiétudes qui dominent, à l'annonce d'une rentrée scolaire pleine d'incertitudes et de mises en oeuvre de décisions qui s'empilent chaque jour, sans concertation préalable avec les acteurs : - incidences des suppressions de postes sur la qualité de l'encadrement éducatif et de l'enseignement. - nouveaux programmes privilégiant l'enfant receveur à l'enfant acteur de ses apprentissages, l'enseignant transmetteur à l'enseignant éducateur, l'histoire de l'art à la pratique artisitique, la leçon de morale à l'éducation à la citoyenneté, etc. - suppression du samedi matin, pour un objectif affiché que nous devrions pouvoir partager, l'aide aux élèves les plus en difficulté, si la précipitation, la confusion, l'absence de concertation avec les collectivités sur les conditions d'accueil, d'encadrement, de ramassage scolaire, l'absence de prise en compte des rythmes de l'enfant, ne contredisaient pas cette bonne intention supposée... - les mêmes questions sont soulevées par la mise en oeuvre et la généralisation de l'accompagnement éducatif, sur la question de la mise en place du service minimum en cas de grève, véritable provocation vis à vis de personnels avant tout subissant et inquiets des coups portés à notre sytème éducatif... Les meilleures intentions, si elles existent véritablement, sont discréditées par de telles méthodes. "La Ligue de l’enseignement s’étonnera toujours que de telles politiques fassent l’objet d’effets d’annonces là ou l’ambition éducative et la cause partagée et reconnue de la réussite scolaire devraient faire une large place à l’évaluation des politiques et pratiques existantes et l’association étroite de tous les acteurs concernés : personnels, parents, élus des collectivités, associations, autres institutions éducatives…". En tant qu'association éducative complémentaire de l'Ecole Publique, la Ligue de l'enseignement continuera, comme depuis toujours, à prendre sa place dans les politiques publiques respectueuses du projet d'une Ecole démocratique, mais aussi à participer au débat pour "l'Ecole que nous voulons", en mettant en lumière les contradictions dans les décisions prises... Jean-Luc
Sanvicens
Secrétaire
Général de la Ligue 24
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